Présentation
des différents risques entourant le contrôle de gestion dans les milieux
hospitaliers :
Pour illustrer les différents défis reliés à la gestion, la présente section considère les incertitudes stratégiques et opérationnelles qui sont reliées à celle-ci. Cependant, cette organisation livre un service qui génère plusieurs risques au niveau du principe de gestion de la stratégie et des opérations. C’est pourquoi, la complexité de la gestion est divisée selon trois principaux risques, soient : le risque-produit, le risque-procédure et le risque-personne.
Risque-Produit
Tout d’abord, la revue littéraire émergée a permis d’illustrer le risque-produit comme étant « la difficulté de définir précisément le produit hospitalier et dont l’enjeu principale est la qualité des soins. » (2) Cela veut donc dire, qu’il peut être difficile dans ce milieu d’identifier correctement le produit relié à l’activité ainsi que le processus qui est directement attaché à ce produit. Bien évident, cela fait le lien avec le métier de l’organisation. Cette dernière offre un service, il peut être donc difficile d’établir de façon exhaustive tous les éléments qui entrent dans la livraison du service, soit les soins hospitaliers, aux patients. Ce risque peut s’expliquer par des incertitudes face à la nature de l’output (3). Cela revient à expliquer la complexité d’identifier ce que coûte réellement à l’organisation le service, soit les soins de santé. En fait, la difficulté majeure reliée à ces incertitudes est que l’identification du service à offrir aux patients à son entrée à l’hôpital peut varier significativement par rapport aux services réellement offert à la fin du processus, soit à la sortie de l’hôpital.
Pour illustrer cette explication , un patient entrant aux services d’urgences qui vient se faire traiter pour un problème de santé X peut, après un examen de santé exhaustif, devoir subir l’administration du plusieurs traitements de santé qui ne sont pas en lien direct avec sa raison à l’entrée à l’hôpital. De plus, chaque patient peut suivre un traitement de soins qui entraînera un cheminement unique et difficile de standardiser pour des fins de contrôle. Dans la même perspective d’idée, il devient primordial d’établir l’implication des différentes spécialités de médecine dans le cheminement du patient. Cependant, toujours en lien avec la complexité d’établir un cheminement standard que devra suivre le patient, il devient encore plus difficile de produire des standards quant à l’implication des différentes spécialités de médecine dans le processus suivi par les malades. En somme, ce risque vise à identifier l’importance d’intégrer des leviers de contrôle afin d’éliminer les incertitudes face à la complexité d’établir un cheminement standard pour différents groupes de patients.
Risque-Processus
Pour illustrer les différents défis reliés à la gestion, la présente section considère les incertitudes stratégiques et opérationnelles qui sont reliées à celle-ci. Cependant, cette organisation livre un service qui génère plusieurs risques au niveau du principe de gestion de la stratégie et des opérations. C’est pourquoi, la complexité de la gestion est divisée selon trois principaux risques, soient : le risque-produit, le risque-procédure et le risque-personne.
Risque-Produit
Tout d’abord, la revue littéraire émergée a permis d’illustrer le risque-produit comme étant « la difficulté de définir précisément le produit hospitalier et dont l’enjeu principale est la qualité des soins. » (2) Cela veut donc dire, qu’il peut être difficile dans ce milieu d’identifier correctement le produit relié à l’activité ainsi que le processus qui est directement attaché à ce produit. Bien évident, cela fait le lien avec le métier de l’organisation. Cette dernière offre un service, il peut être donc difficile d’établir de façon exhaustive tous les éléments qui entrent dans la livraison du service, soit les soins hospitaliers, aux patients. Ce risque peut s’expliquer par des incertitudes face à la nature de l’output (3). Cela revient à expliquer la complexité d’identifier ce que coûte réellement à l’organisation le service, soit les soins de santé. En fait, la difficulté majeure reliée à ces incertitudes est que l’identification du service à offrir aux patients à son entrée à l’hôpital peut varier significativement par rapport aux services réellement offert à la fin du processus, soit à la sortie de l’hôpital.
Pour illustrer cette explication , un patient entrant aux services d’urgences qui vient se faire traiter pour un problème de santé X peut, après un examen de santé exhaustif, devoir subir l’administration du plusieurs traitements de santé qui ne sont pas en lien direct avec sa raison à l’entrée à l’hôpital. De plus, chaque patient peut suivre un traitement de soins qui entraînera un cheminement unique et difficile de standardiser pour des fins de contrôle. Dans la même perspective d’idée, il devient primordial d’établir l’implication des différentes spécialités de médecine dans le cheminement du patient. Cependant, toujours en lien avec la complexité d’établir un cheminement standard que devra suivre le patient, il devient encore plus difficile de produire des standards quant à l’implication des différentes spécialités de médecine dans le processus suivi par les malades. En somme, ce risque vise à identifier l’importance d’intégrer des leviers de contrôle afin d’éliminer les incertitudes face à la complexité d’établir un cheminement standard pour différents groupes de patients.
Risque-Processus
De son côté, le risque-processus est définit comme étant : « a pertinence des outils de gestion par rapport au contexte dans lequel ils s’insèrent et dont l’enjeu est la qualité de l’instrumentation de gestion. » (4). En fait, ce risque fait référence à la logique comptable. Il englobe le principe d’instrumentation des activités (5), ce qui fait référent aux outils de gestion comptable qui peuvent être utilisés pour optimiser la gestion de l’organisation. En d’autres mots, il vise à augmenter l’efficience des systèmes de gestion opérationnelle.
Ainsi, ce risque est présent au sein des hôpitaux, car la structure organisationnelle des hôpitaux est très complexe. De nos jours, les hôpitaux offrent de multiples services, soient : la présence de clinique-externe pour offrir des suivis aux patients ayant été hospitalisés antérieurement, des services de dialyse, un centre administratif qui est centralisé dans la gestion des opérations, etc. Donc, établir une structure simple et exhaustive devient une tâche ardue pour les gestionnaires.
Dans le même ordre d’idée, l’utilisation de la comptabilité traditionnelle, soit l’utilisation de standards pour gérer les coûts, peut être remise en question. En fait, en faisant la liste complète des risques entourant ce milieu, la présence majeure d’incertitudes externes et internes quant à l’identification des activités et de la structure organisationnelle rend l’utilisation de standards moins pertinentes. Bref, c’est en optimisant les outils de gestion pour gérer les hôpitaux qu’il est possible de limiter ce risque.
Risque-Personne
Le risque-personne est définit comme étant : « la qualité des rapports des individus aux outils d’une part, la qualité des relations interpersonnelles d’autre part, et dont les enjeux complémentaires sont l’adhésion aux objectifs de l’organisation et la création et la préservation de relations de coopérations entre individus. » (6) En fait, comme il a été mentionné plus haut, la structure organisationnelle de cette organisation peut rendre l’identification des rôles de chaque individu difficile à établir de spécifique (7). L’organisation est divisée en deux services, soient les services administratif, qui englobent le personnel en charge de l’administration de l’organisation, et le service de soins, qui est principalement dirigé par les médecins et les différents chefs de services de l’hôpital (8). Il peut être difficile d’établir et de communiquer de façon précise ce que les gestionnaire et ce que l’organisation attend de chaque employé. De plus, comme les deux principaux services ne travaillent pas nécessairement en collaboration, il peut aussi complexe d’établir des décisions et des actes qui sont cohérents avec les objectifs de chacun des services de façon distincte. De même, les jeux de forces sociales dans lequel baignent les hôpitaux limite le pouvoir des gestionnaire (9). En fait, comme la section administrative travaille en vase clos par rapport aux unités de soin, les gestionnaires principaux ne détiennent pas toute l’information nécessaire pour appliquer un contrôle exhaustif sur l’organisation. Ainsi, ce milieu manifeste une présence d’asymétrie d’information pour assurer un meilleur contrôle de son organisation (10).
Par conséquent, un dernier élément qui explique la présence de ce risque est la résistance aux changements qui est imposé par les membres de l’organisation. En fait, la présence accrue de groupes de pouvoirs comme les syndicats tels la FIQ (11) ou la CSST (12) et la forte importance des contrôles externes par les groupes politiques vient limiter beaucoup la place au changement dans l’organisation. En fait, les membres des milieux hospitaliers sont limités dans leur intention d’être imposés à des règles de pouvoir plus strictes (13). En somme, ce risque peut être plus difficile à contrôler en terme de gestion. Cependant, en limitant le risque-produit et le risque-processus, ce dernier peut être amené à être limité et ainsi amener les hôpitaux à atteindre un mode de gestion plus favorable et plus exhaustif.
Il est à noter que le reste du blogue prendra en considération uniquement le risque-processus, puisque la gestion des coûts s’inscrit comme une mesure pour atténuer principalement ce risque. Certaines solutions ont été proposer afin d’atténuer les risques-produits et les risques-personnes, mais le reste du blogue ne traitera plus de ces deux catégories de risques.
SOURCES
(1) ALVAREZ, Fabienne, <<Le contrôle de gestion en milieu hospitalier : une réponse à l’émergence de risques organisationnels>>, version 1, publiée le 20 avril 2011, (en ligne), consultée septembre et octobre 2012.
(2) Idem
(3) Idem
(4) Idem
(5) Idem
(6) Idem
(7) Idem
(8) Idem
(9) Idem
(10) Idem
(11) fIQ : fédération interprofessionnelles de la santé au Québec : principaux syndicats des infirmières et inhalothérapeutes
(12) CSST : commission de la santé et sécurité du travail : principal syndicat des préposers aux bénéficiaires, agents administratifs, membres de l’entretien ménager, etc.
(13) Idem
(4) Idem
(5) Idem
(6) Idem
(7) Idem
(8) Idem
(9) Idem
(10) Idem
(11) fIQ : fédération interprofessionnelles de la santé au Québec : principaux syndicats des infirmières et inhalothérapeutes
(12) CSST : commission de la santé et sécurité du travail : principal syndicat des préposers aux bénéficiaires, agents administratifs, membres de l’entretien ménager, etc.
(13) Idem
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